Chenot, l’arborescence d’une révolte contenue
Amandine Chenot, cette parisienne née en 1973,intègre en 1992 l’Ecole d’Arts Plastiques de Paris. Puis, tandis qu’elle convoite l’Ecole Supérieure des Beaux Arts, un fait marquant de sa vie va influencer son œuvre de façon CAPITALE.
Elle trouve tout d’abord en Nicolas de Stael l’inspiration des couleurs, des formes abstraites, de la matière. Très vite les toiles d’Amandine Chenot sont remarquées. Ainsi elle se voit sollicitée pour exposer ses œuvres à la « Gallery Chahine » de Beyrouth au Liban, mais aussi à Paris ou à Boulogne. Elle part s’installer à Bruxelles pour parfaire son art et s’inscrit aux Ateliers Malou afin d’y asseoir son style et sa technique.
2002 marque un virage dans l’œuvre d’Amandine Chenot. Son travail va alors être le fruit d’une introspection, un travail personnel sur le cerveau humain. Elle va en effet produire des oeuvres à partir de son dossier médical : construire et ordonner l’espace avec des clichés d’IRM et d’artériographies cérébrales. Ils seront le fil conducteur d’un face à face avec la toile pour laisser l’imagination reprendre ses droits où la nature cessera d’être illusion et se révèlera parfois enflammée, parfois mystérieuse ou sensuelle.
Le cerveau est l’arbre de vie de chacun de nous. Berceau de nos fantasmes, l’esprit en est la sève.
Nathalie Arthur
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